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CCC Workshop

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> A PROPOS D'UN RAPPROCHEMENT ENTRE L'ESBA ET LA HEAA
>Begins with English Summary by Aurelien

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>Final text - English Summary by Aurelien

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>Final text (French)

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> Rapprochement entre l'École supérieure des beaux-arts
et la Haute école d'arts appliqués de Genève
Rapport du groupe de travail

> Begins with English Summary by Aurelien

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> A PROPOS D'UN RAPPROCHEMENT ENTRE L'ESBA ET LA HEAA
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>Dialog between Daniel Buren and Jean Nouvel (excerpts)
>Begins with English Summary by Aurelien

Transcript
>Session 3, Aurelien

Transcript
>Session 1, All members

Reaction to the “groupe de travail” document


English Summary:
This is a communiqué from the students committee, about the possible fusion mentioned in a newspaper by Martine Brunschwig Graf (responsible for the department of schools of Geneva), of course, without asking the sudents' opinion. They refuse the idea of a fusion between the two schools and say these are already close enough, so the main reasons for this fusion is probably more economical than the precedent "groupe de travail" wants to admit. They also complain about the system of "modules" (teaching lessons condensed in short initiation sessions) that is already used in some fields, and about the question of the entrance examination that is nowhere mentioned.

(Everybody knows that in the HES system, only people with an appropriate degree could postulate for the entrance)



A PROPOS D'UN RAPPROCHEMENT ENTRE L'ESBA ET LA HEAA

C'est à l'initiative de la direction générale HES de Genève qu'a été réuni un groupe de travail constitué des directeurs et d'enseignants des deux institutions, pour examiner l'opportunité d'un rapprochement entre les deux écoles.

Et c'est seulement en juin dernier, dans une interview parue dans le journal Le Temps, que Mme Brunschwig Graf (cheffe du département de l'instruction publique) a communiqué que les deux écoles devaient être regroupées et devaient mettre en place un tronc commun, pour cet automne déjà. Tout s'est donc fait pendant les vacances, il n'y a eu aucun débat possible.

Les arguments avancés dans le rapport ne sont que de la langue de bois, puisqu'il avait été établi par avance que ces deux écoles devaient se regrouper et faire tronc commun. Qui plus est, les échanges et les passerelles possibles et raisonnables existent déjà.

Les raisons pour un regroupement des deux institutions sont donc uniquement économiques.

Ce qui est contradictoire, c'est que le rapport publié nous apprend que, dans son histoire, l'école a constamment fourni des efforts pour se séparer de l'Ecole Supérieure d'Arts Appliqués. Ainsi, en 1972, le directeur des écoles d'art de Genève (Michel Rappo) établit une première distinction en nommant un directeur adjoint spécifiquement pour les Arts Décoratifs. Et en 1986, l'Ecole des Arts Déco et l'Ecole Supérieure d'Arts Appliqués ont leur propre directeur. Son successeur, Bernard Zumthor, notre ancien directeur, procède alors à la division administrative des deux établissements.

Le rapport relève avec insistance le fait que la division entre Beaux Arts et Arts Appliqués à Genève est un cas unique en Suisse dans les écoles d'arts. Et cas unique en Suisse également, les Beaux-Arts comptent plus d'étudiants que les Arts Appliqués. Spécificités avantageuses que nous devrions défendre au lieu de les considérer comme une anomalie.

Le rapport nomme à plusieurs reprises les étudiants, qui n'ont pas été consultés, et les prend à parti : « Le changement de statut social et professionnel, s'opérera de l'intérieur, par les enseignants eux-mêmes et, avant tout, par les étudiants et qu'un rapprochement n'est souhaitable et applicable que s'il respecte cette donnée identitaire fondamentale. »

Et le changement de statut social et professionnel que l'on nous prédit vient de la « nécessité d'offrir aux artistes une possibilité élargie d'insertion sociale et économique, la profession d'« artiste » n'ayant toujours pas trouvé de définition professionnelle. »

Et plus loin : « L'intérêt des étudiants est le moteur principal de ce rapprochement »

Le rapport propose et imposera aux étudiants tout comme aux enseignants plus d'interdisciplinarités, de transversalités, de collaborations, de mobilités, de perfectionnements, d'échanges, d'intervenants extérieurs et de rayonnements internationaux. Ainsi qu'une gestion commune du personnel, des finances, des bâtiments, de l'informatique, etc.

Les formations proches feront troncs communs , et adopterons l'approche modulaire des enseignements

Mais avec ce système de module, et c'est ce que nous contestons, les enseignements ne sont pas orientés vers une recherche fondamentale déployée sur une longue durée, avec un suivi et une évolution. Car la recherche, la pédagogie, les finalités, étant radicalement différentes entre les deux établissements, ce qui peut être mis en commun, n'est que l'apprentissage purement technique et instrumental des outils. Le savoir-faire sans la critique et la réflexion propre à chaque domaine artistique. Ce qui est déjà le cas pour le premier cycle depuis l'année passée. « Les modules, nous apprend l'article déjà cité à propos des HES, s'inscriront dans un système de crédits et devraient entraîner la suppression de certaines filières existantes. »

Pour finir, une question n'est pas explicitement abordée par le rapport: celle du concours d'entrée qui pourrait être commun pour les deux écoles. Cette question reste dans le flou, bien qu'elle soit des plus importantes.

Mme B.G.: « Le rapport permet de conclure à l'opportunité du rapprochement »

D.G., du Commité des étudiants / oct. 02

 

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